Former les cœurs et les esprits : le Père Général visite un lycée jésuite à Miskolc
Le Père Arturo Sosa poursuit sa visite dans la Province hongroise. Il a rencontré les élèves et les enseignants du lycée jésuite de Miskolc. Des élèves du groupe spirituel Ember l’ont guidé à travers les bâtiments de l’école, lui présentant l’établissement de leur propre point de vue.
Le lycée jésuite de Miskolc a ouvert ses portes à l’automne 1994. Aujourd’hui, il accueille fièrement près d’un millier d’élèves et comprend également des dortoirs pour garçons et filles ainsi qu’une école maternelle. La paroisse de Miskolc-Avas, située juste à côté de l’établissement, est également gérée par les jésuites. Miskolc abrite l’une des communautés jésuites les plus importantes et les plus dynamiques de Hongrie, ce qui en fait un lieu où se conjuguent foi, communauté et éducation.
La mission de l’établissement est de former des personnes vouées au service des autres. S’inspirant de l’Évangile et de l’héritage spirituel de saint Ignace, il prépare les jeunes à la vie adulte en les guidant vers Jésus, en les stimulant et en les accompagnant pour leur apporter soutien et encouragement.
Lors de la messe célébrée dans la cour de l’établissement, Mgr Csaba Ternyák, archevêque d’Eger, a souligné que l’influence de l’école s’étend non seulement à Miskolc, mais à tout le diocèse, et même au-delà.
Dans son homélie, le P. Arturo Sosa a médité sur les transformations de saint Paul et de saint Ignace de Loyola. Tous deux ont cherché un sens à leur vie et l’ont trouvé dans une rencontre personnelle avec le Christ ressuscité, plutôt que dans la théorie ou la doctrine. « Tel est le secret de l’éducation jésuite », a souligné le Père Général, « l’excellence humaine nécessite un fondement spirituel qui donne sens et force. »
Il a félicité les élèves et les enseignants pour les excellents résultats scolaires de l’école, qui exigent dévouement et travail acharné. Cependant, a-t-il ajouté, « l’excellence académique doit s’inscrire dans le contexte de l’excellence humaine, c’est-à-dire une excellence qui nous aide à devenir des personnes pour les autres et avec les autres ; une éducation qui forme non seulement l’esprit, mais aussi le cœur et l’âme. »
Dans son discours, Ferenc Holczinger, SJ, directeur de l’école, a remercié les enseignants et le personnel pour leur dévouement dans la formation de l’esprit et du cœur des élèves. Parlant des élèves, il a déclaré qu’ils sont le cœur de l’école : leur talent, leur curiosité et leur engagement sont une source quotidienne d’inspiration.
Après la messe, le Père Général a rencontré les élèves du groupe spirituel Ember. Les jeunes ont raconté comment ils participent au travail spirituel, comment ils accompagnent d’autres jeunes et combien les programmes et les retraites organisés dans une maison des monts Bükk, située à proximité, sont importants pour eux. Ils ont discuté avec le Père Général de la prière, de la paix et de leurs liens avec d’autres écoles jésuites. Ensuite, les élèves ont fait visiter l’école aux invités.
Dans l’après-midi, le Père Général a rencontré les enseignants de l’école. Il a cité le défunt Pape François, pour qui diriger par l’exemple était la meilleure méthode éducative : « Appeler nos élèves à devenir des personnes pour les autres, c’est devenir nous-mêmes des personnes pour et avec les autres. » Cela signifie être capable de transformer l’idée de réussite personnelle en un sens de la responsabilité collective.
Le P. Sosa a également souligné que l’éducation jésuite exige un discernement et un renouveau constants. « Notre tradition ne nous oblige pas à répéter le passé ; au contraire, elle nous oblige à toujours garder les yeux grands ouverts pour voir comment Dieu agit dans le monde et quels ajustements et changements nous devons apporter pour continuer à offrir une éducation de qualité dans des contextes changeants. » En réponse à une question, il a identifié l’attention et le soin personnels comme l’un des éléments les plus forts de la tradition jésuite, et a souligné l’importance pour les jeunes de faire l’expérience que la coopération mutuelle est essentielle.
Il a exprimé sa gratitude aux enseignants pour leur travail et leur engagement à accompagner les jeunes dans la construction d’un avenir porteur d’espérance. Il a également souligné le rôle crucial des enseignants laïcs – en particulier des femmes – sans lesquels les écoles jésuites ne pourraient poursuivre leur mission aujourd’hui.







