L’équipe du projet PCCP a participé à l’atelier organisé par la Commission pontificale pour la protection des mineurs (Tutela Minorum)
Par John Guiney, SJ, et Sandra Racionero-Plaza | Projet de Promotion d’une Culture Cohérente de Protection
L’équipe du projet de Promotion d’une Culture Cohérente de Protection (PCCP), le père John Guiney et le Dr Sandra Racionero-Plaza, a participé à un atelier à huis clos intitulé « Bâtir des communautés qui protègent la dignité », organisé par Tutela Minorum (TM), la Commission pontificale pour la protection des mineurs, qui s’est tenu à Rome au Palazzo Maffei Marescotti, du 17 au 19 novembre 2025. Cet événement n’était pas conçu comme une grande conférence, mais comme un atelier stratégique. Il a réuni 40 congrégations religieuses et conférences qui contribuent déjà – ou envisagent de participer – au rapport annuel de la Commission pontificale pour la protection des mineurs. L’objectif était de partager des expériences, d’apprendre, à partir de pratiques concrètes, et de renforcer la protection par la formation et la responsabilisation.
Dans une perspective d’avenir, l’espoir était que cet atelier soit un premier pas vers la participation de la Compagnie de Jésus au processus du rapport annuel de TM, compte tenu, selon les termes de TM, « de la richesse de l’expérience et de l’innovation que le PCCP apporte dans le domaine de la protection ».
L’équipe du PCCP a eu l’honneur de contribuer à la séance d’ouverture du deuxième jour, le mardi 18 novembre, consacrée à : « La spiritualité ignatienne et les données pour la protection : comme recours pour l’établissement de rapports, pour la formation et la prévention ». L’équipe du PCCP a expliqué comment la spiritualité ignatienne, associée à la science de la protection, est essentielle à une protection efficace dans des contextes culturels différents, en illustrant les résultats de l’impact sur le programme de formation et d’éducation du PCCP en cours dans les écoles jésuites du monde entier. Ce programme associe les deux dimensions de la spiritualité ignatienne et de la science, en complétant ainsi d’autres initiatives de formation mises en place dans plusieurs Provinces et Réseaux.
La participation de l’équipe du PCCP a été une expérience riche en échanges et en rencontres avec des supérieurs religieux et le personnel chargé de la protection du monde entier. Le fait que le vocabulaire de la protection soit partagé par autant de congrégations religieuses et que la vision communautaire soit désormais essentielle pour une prévention efficace a été un enseignement réconfortant pour le PCCP. On a aussi souligné que le dialogue avec différents contextes culturels était essentiel pour définir le contenu et la continuité de la formation. Les 4 C de la protection (Contexte, Culture, Communauté et Continuité) sont désormais une approche clé pour assurer la protection dans l’Église catholique à travers le monde, une approche qui est étroitement liée à une manière synodale d’agir. L’approche du PCCP a été et est toujours très liée à cette manière de procéder.
Les domaines qui nécessitent encore une attention et un travail supplémentaires comprennent le travail essentiel d’accompagnement des victimes/des survivants et l’apprentissage de la manière d’assurer une réparation efficace en dialogue avec elles et eux. Il faut sans cesse rappeler de donner la priorité aux victimes. On doit, en même temps, apporter des changements aux structures et aux institutions afin d’améliorer la responsabilité, la transparence et la rapidité de la réponse à apporter à tous les cas.
À l’équipe du PCCP, on souhaite poursuivre la collaboration avec Tutela Minorum, tirer profit du travail de nombreuses congrégations religieuses et diocèses, à travers le monde, et servir humblement la Commission pontificale dans son travail essentiel pour que l‘Église soit un lieu sûr pour tous. Après avoir participé à l’atelier, nous pouvons voir qu’il y a de bonnes raisons d’espérer.
[Toutes les photos : © Marco Cordone - Tutela Minorum]
Regardez la vidéo du père Guiney enregistrée par Tutela Minorum pendant l’atelier :






